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Écrit par Brigitte Duzan
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Lundi, 19 Janvier 2009 07:20 |
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Depuis 30 ans, et la politique d'ouverture de Deng Xiaoping, la Chine a connu un développement extrêmement rapide. Mais tous les secteurs n'en ont pas autant profité, comme l'atteste la situation actuelle de l'agriculture.
Avant de fêter en 2009 le soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire, la Chine a célébré fin 2008 le trentième anniversaire de la réforme dite "d’ouverture" de Deng Xiaoping (改革开放) qui a marqué le début de la formidable croissance économique qu’a connue le pays, surtout au cours des quinze dernières années. Accompagnée d’une non moins formidable mutation sociale, cette croissance a créé des déséquilibres que le gouvernement chinois tente aujourd’hui de redresser.
Le processus de réforme a commencé par l’agriculture, mais ses débuts ont été beaucoup moins héroïques qu’on ne le dit couramment. Et si le régime se retrouve aujourd’hui devant la nécessité de légiférer dans ce domaine, c’est que les problèmes de base n’ont jamais été résolus. L’agriculture a finalement été le parent pauvre de la réforme, créant des tensions sociales devenues insupportables pour un régime sensé créer une société harmonieuse, gage de sa survie.
Comme de tous temps en Chine dans les grandes périodes de crise, la réforme agraire reprend aujourd’hui le devant de la scène. Il est donc intéressant de faire le point sur le sujet pour mieux en comprendre l’histoire, les contraintes, les enjeux et les perspectives.
Notre dossier en 5 parties 1) Historique des premiers pas 2) Réforme ultérieure 3) Les faiblesses actuelles du secteur agricole chinois 4) La proposition de loi du 12 octobre 2008 5) le cas du village de Tawa
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