| L'histoire du Yi Quan, la boxe de Wang Xiangzhai |
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| Écrit par Nicolas Jucha | |||
| Jeudi, 03 Décembre 2009 15:49 | |||
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Fondé au milieu des années 1920, le Yi Quan a connu un développement rapide sous l'impulsion de son fondateur Wang Xiangzhai. La rédaction d'Ici la Chine vous propose une présentation de l'histoire d'un art martial de plus en plus reconnu à l'échelle mondiale. A voir : l'ensemble de notre dossier sur le Yi Quan A l'origine était Wang XiangzhaiLes principales sources sur l'histoire du Yi Quan racontent que Wang Xiangzhai se lança dans la pratique des arts martiaux vers l'âge de 8 ans, auprès de l'un des plus grands experts chinois de l'époque : Maître Guo Yunshen (郭雲深, 1822-1898). Inutile de préciser qu'à l'origine, le futur fondateur du Yi Quan est décrit comme de faible constitution et fragile (thème récurrent dans les biographies des maîtres chinois).
Auprès de Guo Yunshen, le jeune garçon s'initie puis se perfectionne au Xingyi Quan (l'une des plus célèbres boxes dites internes). Il pratique notamment le travail de postures Zhan Zhuang des heures durant, et développe précocement des qualités exceptionnelles. Cet entraînement exigeant, aux côtés de l'un des plus grands pratiquants de l'époque, a visiblement été le point de départ d'une quête perpétuelle de perfection chez Wang.
En 1907, il quitte son Hebei natal et s'engage dans l'armée. L'un de ses supérieurs, le Général Wu, est tellement impressionné par ses capacités en combat qu'il lui offre la main de sa fille... Six ans plus tard, en 1913, il est promu instructeur dans l'institut d'arts martiaux militaires de Pékin. Un pélerinage martial dans toute la Chine
Il passe par le monastère de Shaolin puis le Hubei, le Henan et enfin le Fujian, centre du Shaolin au sud de la Chine. Il s'initie à de nombreux arts (Xin Yi Men, Boxe de la Grue, Wudang Quan, Taiji Quan, Bagua Zhang...).
De toutes ses rencontres, c'est le Maître Xie Tiefu (Wudang Quan, la Boxe de Wudang) qui lui fait la plus forte impression. Wang admet sa supériorité à mains nues comme aux armes, et va puiser une grande partie de son inspiration chez cet expert.
Vers 1925, il décide de créer sa propre école. Selon lui, les styles actuels accordent trop d'importance aux enchaînements codifiés (les Taolus) au dépend de la spontanéité et de la concentration : Le Yi Quan, boxe de l'esprit, vient de voir le jour. Pékin, la capitale du Yi Quan
Rapidement, le cercle de ses disciples s'élargit à l'extérieur de sa famille. Via des combats, Wang prouve aux observateurs la pertinence de son système, tandis que certains de ses élèves remportent des compétitions d'arts martiaux nationales.
En 1937, il fait de Pékin le centre névralgique du Yi Quan. Défié par un champion local, Hong Xuru, il remporte le combat et une bonne part des élèves de ce dernier.
C'est alors que le rejoint Yao Zongxun (1917-1985), son futur successeur. Ce nouvel élève défend la réputation du Yi Quan lors des défis, et assume également les cours combats, Wang se concentrant petit à petit sur l'aspect thérapeutique (Yang Sheng). Yi Quan ou Da Cheng Quan ?
C'est à partir de la même année que le nom de Da Cheng Quan (Boxe du Grand Accomplissement) est donné à la discipline. Il sera même le terme le plus employé de 1940 à 1946. Mais Wang pense que cette appellation est trop présomptueuse, et son successeur officiel Yao Zongxun rétablit le terme Yi Quan. D'autres pratiquants ont néanmoins gardé la dénomination Da Cheng Quan, d'où l'existence des deux termes encore aujourd'hui.
Afin de préparer l'avenir, Wang Xiangzhai distingue 6 disciples étant d'après lui parvenus à une compréhension élevée de l'art martial et des principes essentiels du combat. Il en fait ses enseignants légitimes, même si le seul Yao Zongxun est destiné à prendre sa succession comme leader du mouvement Yi Quan.
Les six nouveaux experts sont donc Yao Zongxun, Zhao Enqing, Han Xingqiao, Bu Enfu, Zhan Entong et Zhao Fengyao. Un art martial en pleine croissance
Aujourd'hui, le Yi Quan est principalement actif à Pékin, où les deux jumeaux de Yao Zongxun (Yao Chengrong et Yao Chenguang) et l'un de ses élèves, Cui Ruibin, assurent la continuité de l'art martial
La discipline est également représentée à Hongkong par les successeurs de Han Xingqiao. Des rencontres entre des écoles hongkongaises et pékinoises avec Yao Chengrong sont régulièrement organisées.
A l'étranger, le Yi Quan est prisé au Japon, où Kenichi Sawai a fondé sa variante le Taikiken. En Europe comme aux Etats-Unis, l'art s'est également développé même s'il ne jouit pas encore de la réputation de disciplines plus traditionnelles ou médiatiques.
Les lignés issues de Yao Zongxun et Han Xingqiao sont perçues comme les deux plus authentiques et proches de la base martiale léguée par Wang Xiangzhai.
A lire également : Les principes de base et techniques du Yi Quan La biographie de maître Wang Xiangzhai
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