| Les aspects techniques du Taiji Quan style Chen |
|
|
|
| Écrit par Nicolas Jucha | |||
| Vendredi, 11 Décembre 2009 14:56 | |||
|
Présentation des particularités techniques du Taiji Quan style Chen, la plus ancienne forme connue des Boxes du Faîte Suprême.
Taiji Quan style Chen陳式 太极拳 chén shì tài jí quán Créateur : Chen Wangting (dates présumées 1600-1680)
A voir : notre dossier complet sur le Taiji Quan style Chen
Les différentes étapes de la pratiqueVocabulaire :Di yilu : 第 一路 (le premier taolu) Di erlu : 第 二路 (le deuxième taolu) Si l'on généralise au maximum, le style Chen se caractérise ainsi sur le plan technique : des positions plus basses que les autres styles de Taiji Quan et des mouvements alternant douceur et puissance, avec notamment les explosions de force (ou fajin).Le style Chen, et ses éventuels variantes (comme le Hongpai présenté sur notre site), basent leur travail à mains nues sur deux formes : di yilu (la première forme, en 74 mouvements généralement) et di erlu (la deuxième forme, aussi appelée mains canons). On distingue souvent deux grandes méthodes pour pratiquer les formes : la version Laojia (la vieille forme) et la version Xinjia (la nouvelle forme) qui aurait été développée par Chen Fake. Il existe encore d'autres variantes selon les écoles et les interprétations de leurs différents maîtres. Ont également été développés après la fondation de la République populaire de Chine certains taolus (formes codifiées) simplifiés et synthétisés pour la compétition ou l'enseignement généralisé. L'apprentissage des formes à mains nues, en particulier di yilu, est une étape essentielle, ce qui explique que beaucoup de professeurs focalisent leur enseignement dessus. Les travails de tuishou (parfois présenté comme la 3e forme) et de maniement des armes sont donc destinés aux élèves avancés. La dernière étape est le travail en combat libre, le sanshou. Outre la pratique des formes, essentielles, les professeurs de Taiji Quan style Chen enseignent souvent à leurs élèves le travail de posture de l'arbre, Zhan Zhuang, afin de renforcer la santé du pratiquant. Il existe également des exercices de préparation aux formes, qui consistent à répéter continuellement certains mouvements de base. A noter : di erlu, ou mains canons, est une forme spécifique du style Chen. Elle est plus courte et plus explosive que la première, et n'a pas son équivalent dans les autres systèmes de Taiji Quan. Les différentes formes : Laojia, Xiaojia et XinjiaVocabulaire :Les trois formes (jia signifie littéralement charpente/support)Laojia : 老架 (la vieille forme)Xiaojia : 小架 (la petite forme) Xinjia : 新架 (la nouvelle forme) A la base, Chen Wangting aurait développé 7 taolus à mains nues ainsi qu'une forme de tuishou et plusieurs avec armes.La distinction que nous voyons aujourd'hui entre la grande forme, Laojia, et la petite forme, Xiaojia, remonterait à la 14e ou 15e génération de la famille Chen (Chen Wangting appartient à la 9e). La forme Laojia, serait la plus ancienne des deux. Si les avis divergent quant aux différences entre les deux pratiques, il semblerait que les principes abordés soit à peu de choses près les même, seules l'apparence extérieure des mouvements (longs et amples/courts) et parfois certaines applications martiales. La grande forme (Laojia) se compose des deux taolus. Le premier, plus long, sert d'initiation. Le pratiquant apprend à mouvoir correctement son corps. Au fil de la progression, les positions s'abaissent et les mouvements se raccourcissent pour devenir plus subtils et efficaces. Di yilu allie mouvements lents et quelques enchaînements rapides avec fajin. L'un des objectifs pour le pratiquant est d'apprendre à diriger sa force. Di erlu se pratique plus en vitesse et puissance. Le taolu peut paraître très physique, et se concentre sur l'aspect martial. La petite forme, Xiaojia, est quant à elle restée secrètement enseignée au sein du clan Chen jusqu'au XXe siècle. Son développement est donc largement moindre que celui de la grande forme, mondialement connue. Xiaojia partagerait les mêmes taolus que Laojia, mais serait basée sur des mouvements beaucoup plus courts et subtils ainsi que des positions moins basses. Elle aurait été principalement pratiquée par les personnes âgées de Chenjiagou, ce qui laisse à penser que cette version du style Chen est beaucoup plus axée sur l'aspect thérapeutique que martial. Xinjia, la création de Chen FakeXinjia, qui est parfois confondue avec Xiaojia (qui était anciennement appelée Xinjia), fut développée par Chen Fake, l'un des plus illustres maîtres du style Chen, et ses élèves les plus proches (le Hongpai de Hong Junsheng est une forme de Xinjia).Les mouvements sont plus courts que dans la forme ancienne et donnent une plus grande importance aux rotations (bassin, bras, poignets...). Cette variation et les styles qui en découlent se veulent une adaptation à la réalité moderne du combat à mains nues par rapport à la forme Laojia, purement fidèle à l'enseignement originel. Xinjia emploie un grand nombre de saisies et clés (qinna), tout en comportant aussi des frappes et quelques coups de pieds. Comme pour Laojia, il existe deux formes, globalement identiques dans l'ordre des enchaînements, mais dont l'exécution des mouvements est différente : les positions sont en général assez basses mais les gestes beaucoup moins amples pour accélérer la vitesse d'exécution. Les dérivés du Taiji Quan style Chen
Le Zhaobao Taiji Quan : ressemble étroitement au style Chen vu de l'extérieur, mais n'a plus aucun lien de lignage avec lui aujourd'hui. Ce style aurait été développé à partir du Xiao Jia par un membre de la famille Chen, Chen Qingping, qui s'est marié avec une femme du village de Zhao Bao, où il aurait développé sa propre interprétation du Taiji Quan. Des versions historiques différentes présentent ce style comme descendant de l'enseignement de Zhang Sanfeng. Il serait la création de Jiang Fa, un élève du mythique Wang Zongyue. Le Hun Yuan Xingyi-style Chen Taiji Quan : oeuvre de Feng Zhiqiang, un élève de Chen Fake, qui a fait une synthèse entre le style Chen traditionnel de la forme Lao Jia avec les principes et certains mouvements du Xinyi Quan. Ce style met l'accent sur les mouvements circulaires. Il faut aussi considérer l'adaption des formes des différents styles Chen à la compétition : en général, il s'agit de formes simplifiées dont l'apprentissage et surtout l'exécution prennent moins de temps. Il s'agit là d'une évolution majeure dans la pratique des arts martiaux en Chine : on essaye de rendre ces derniers les plus accessibles possibles, alors que l'enseignement traditionnel se voulait relativement complexe et donc sélectif. ![]()
|
| Wing Chun Kuen Kuits : Muk Yan Jong, le meilleur ami du pratiquant Le mannequin de bois est l'un des instruments les plus originaux dans la pratique des arts martiaux en Chine. Dans le Wing Chun, une forme d'une centaine de mouvements lui est même consacrée, preu [ ... ] |
| Yang Luchan, le fondateur invincible du Taiji Quan style Yang Yang Luchan est assez peu connu du grand public. Pourtant, il a été une légende vivante à son époque pour avoir été l'un des premiers non-membres du clan Chen à découvrir le Taiji Quan. Par l [ ... ] |
| L'histoire du Taiji Quan style Yang Style le plus répandu aujourd'hui dans le monde, le style Yang n'est historiquement que la deuxième branche du Taiji Quan. Petit retour sur l'histoire de cet art martial créé par Yang Luchan. [ ... ] |
| Les aspects techniques du Taiji Quan style Yang De toutes les variantes du Taiji Quan, le style Yang est le plus souple et le plus accessible aux personnes de tous âges et conditions. D'où l'amalgame qui est souvent fait avec le Qi gong, art é [ ... ] |
| Le Taiji Quan style Yang, la plus populaire des Boxes du Faîte Suprême Parmi les différentes branches du Taiji Quan, le style Yang est de loin le plus répandu et pratiqué à l'échelle mondiale. A tel point qu'il est souvent présenté comme LE Taiji Quan le plus au [ ... ] |