| Les trois grandes écoles du Bouddhisme |
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| Écrit par Nicolas Jucha | |||
| Jeudi, 10 Décembre 2009 23:17 | |||
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Religion la plus répandue mondialement, le Bouddhisme a beaucoup évolué depuis l'époque de son créateur, le Bouddha. Son enseignement a ainsi pris des teintes et aspects différents selon les régions du globe où il a été diffusé.
L'enseignement Theravâda, le Petit Véhicule
Surnommé la Voie des Anciens, le Theravâda se présente comme la forme la plus orthodoxe du Bouddhisme. Plus philosophie que religion, le Petit Véhicule serait purement et simplement le Bouddha-Dharma, l'enseignement originel du Bouddha.
D'ailleurs, les adeptes du Theravâda ne reconnaissent comme texte sacré que le Canon Pali. Ce dernier, est considéré par l'ensemble de la communauté bouddhique comme la source la plus ancienne sur les enseignements et la vie du Bouddha.
La connaissance des phénomènes ainsi qu'une discipline particulièrement sont des conditions indispensables, selon ce courant, pour atteindre le statut de Prateyka-Bouddha. Ainsi, les adaptes du Theravâda estiment que seuls ceux qui se sont investis dans un mode de vie monastique, et pratique la méditation sans référence, peuvent atteindre l'Eveil.Cette forme du Bouddhisme peut paraître plus égoïste car le pratiquant cherche avant tout son salut personnel. Le surnom Petit Véhicule évoque le fait que seule une minorité de personnes est capable de finaliser cette quête de l'Eveil.
Ce courant du Bouddhisme est surtout représenté dans le sud-est de l'Asie, où il rassemble environ 100 millions de fidèles. On lui donne notamment le surnom de Bouddhisme du sud.
Régions et pays concernés : Sri-Lanka, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge L'enseignement Mahâyâna, le Grand Véhicule
Selon ce courant, l'intelligence supérieure (prajna) permet de percevoir que chaque chose ou phénomène est dépourvue de nature propre. L'atteinte du statut d'Eveillé, et la renaissance en Bodhisattva (qui renonce à son droit au Nirvâna) doit permettre d'aider le reste de l'humanité.
Cet état de Bodhisattva peut être considéré comme une étape entre celle de simple mortel et celle, finale, de Bouddha. En d'autres termes, tout individu atteignant l'état de Bouddha aurait précédemment (dans des vies antérieures) vécu sous la forme de Bodhisattva. Le Mahâyâna est le courant bouddhique s'étant le mieux répandu, et compte aujourd'hui plus de la moitié de la population indigène bouddhiste. Sa grande force a été de savoir se mélanger avec les croyances traditionnelles de ses pays d'accueil tout en proposant une doctrine et une discipline accessibles à un plus grand nombre.
Il existe trois variantes majeures pour le Grand Véhicule (surnom impliquant qu'un grand nombre peut atteindre l'Eveil, pas seulement les moines) : le Tendaï (très présent au Japon), le Bouddhisme de la Terre Pure (ou Amidisme) et l'école du Dhyâna. Cette dernière n'est autre que le Bouddhisme Chan s'étant imposé en Chine populaire, et y fût influencé par les pensées taoïstes et confucéennes. Au Japon, il est connu sous le nom de Bouddhisme Zen.
Il compte entre 200 et 350 millions de fidèles. Surtout représenté en Extrême Orient, on l'appelle souvent le Bouddhisme de l'est.
Régions et pays concernés : Chine, Japon, Corée et Viet-Nâm L'enseignement Vajrayâna, le Véhicule de Diamant
Version tardive du Bouddhisme, le Vajrayâna a développé un système de méditations formelles (les mantras) aux vertus presque magiques. Ses adeptes croient en la pureté fondamentale de toute expérience, simplement perturbée par le voile de l'illusion.
Le Véhicule de Diamant propose une voie rapide vers l'Illumination, et estime pouvoir amener à l'Eveil en une seule existence humaine. D'abord présent en Inde, le Vajrayâna a fortement évolué au contact de l'Hindouïsme et de la religion indigène du Tibet.
Cette forme, parfois appelée Tantrisme, est en réalité un syncrétisme de plusieurs religions, en particulier le Bouddhisme Mahayâna et l'Hindouïsme. Surnommé Bouddhisme du nord, le Véhicule de Diamant s'est développé en Inde (avant d'y disparaître) puis s'est installé durablement en Asie himalayenne et centrale.
Il s'agit du courant dont provient le Lamaïsme, variante fortement popularisée en Occident par le Dalaï-Lama, le leader spirituel tibétain. Il ne représente cependant que de 25 à 40 millions d'adeptes.
Régions et pays concernés : Tibet, Mongolie, Népal La relation entre les écolesSi des rivalités sur le plan politique peuvent exister entre chefs spirituels, aucune variante du Bouddhisme ne peut légitimement se déclarer supérieure à une autre. Au sein de chaque courant, la variété existe.
Si cet aspect pourrait être une faiblesse dans les religions comme le Christianisme, on peut considérer que cette multiplicité des enseignements fasse aujourd'hui la force du Bouddhisme, et sa popularité dans le monde : l'enseignement de Bouddha, même s'il a sûrement été modifié depuis son origine, transcende l'aspect culturel. Ce qui se voit à travers les différentes formes qu'il a adopté, tout en gardant à chaque fois l'Eveil pour objectif ultime.
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| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, chapitre 30) Chapitre trente du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 29) Chapitre vingt-neuf du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 28) Chapitre vingt-huit du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 27) Chapitre vingt-sept du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 26) Chapitre vingt-six du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |