| 'La rumeur du vent' : le film d'espionnage made in China est né |
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| Écrit par Nicolas Jucha | |||
| Lundi, 15 Novembre 2010 19:33 | |||
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Grosse production de l'année 2009, «La rumeur du vent» est l'un des rares films d'espionnage que nous a offert jusqu'à présent le cinéma chinois. Et grâce à une réalisation soignée et un casting haut de gamme, ce long métrage rivalise dignement avec les films occidentaux du genre.
Fiche du filmTitre original : fēngshēng 风声
Titre international : The message Titre français : La rumeur du vent Réalisateur : Chen Guofu, Gao Qunshu Scénariste : Chen Guofu d'après le roman de Mai Jia Réalisation : 2009, Chine Acteurs principaux : Zhou Xun (Gu Xiaomeng), Li Bingbing (Li Ningyu), Zhang Hanyu (Wu Zhiguo), Huang Xiaoming (Takeda), Alec Su (Bai Xiaonian), Wang Zhiwen (Wang Daoxiang), Ying Da (Jin Shenguo) Genre : drame/guerre/histoire/policier 132 minutes A noter : -le film a été en partie produit par le populaire réalisateur Feng Xiaogang Une impitoyable traque Au début des années 40 à Nanjing, le gouvernement contrôlé par l'envahisseur japonais doit essuyer une série d'attaques menées en secret. Le chef du contre-espionnage japonais sur place, Takeda, invite cinq employés de l'administration anti-communiste chinoise dans un manoir isolé.Il cherche parmi eux un espion infiltré, et va se livrer à une enquête cruelle et impitoyable. Le militaire japonais a le nez creux, puisque l'une de ses cinq proies est en effet l'espion qui donne tant de peine à l'armée d'occupation. Pour arriver à ses fins, il ne va pas hésiter à sacrifier quelques innocents et à user de tortures, tant physiques que mentales. Quand la subtile traque commence, les trahisons entre les cinq suspects suivent : chacun d'entre eux risque la mort, alors que le résistant infiltré doit faire sortir de sa nouvelle prison un message vital pour ses frères d'armes, sous peine de voir tout le réseau tomber. Une adaptation du roman de Mai Jia «La rumeur du vent» est une adaptation du roman du même nom, publié en 2007 et écrit par l'écrivain Mai Jia. Il s'agit du troisième tome d'une trilogie composée de «Cracking Codes» (2001) et «Covert Operations» (2003). Celle-ci a eu les honneurs d'une adaptation à la télévision en 2006, dont le succès à rendu célèbre Mai Jia. Ancien membre de l'armée populaire de Libération, Mai Jia a eu accès, au début des années 2000, à des archives militaires classées, ce qui lui a permis de renforcer le réalisme de ce qu'il écrivait. Cela lui a aussi permis de s'enrichir : la Huayi Brothers lui a versé un million de yuans afin de pouvoir adapter son roman au grand écran. La réalisation du film, confiée au Chinois du continent Gao Qunshu (Tokyo Trial) et au Taïwanais Chen Guofu, a coûté environ sept milliards de dollars. Le résultat commercial a été plutôt satisfaisant, tandis que sur le plan critique, les acteurs ont été mis en avant : Li Bingbing a gagné le Golden Horse de la meilleure actrice et fut nominée comme meilleure actrice d'Asie en 2010, alors qu'Alec Su a gagné le titre de meilleur second rôle masculin aux Hundred Flowers Awards 2010. Du suspense méticuleusement entretenu S'il traite de la Seconde guerre mondiale, «La rumeur du vent» a le mérite de ne pas prendre parti en se bornant à raconter un sujet universel : le sacrifice humain consenti par un résistant face à une force d'occupation étrangère.Ce film d'espionnage, chose très rare en Chine, se distingue par une réalisation très soignée, notamment au niveau de la photographie ainsi que des très réalistes décors et costumes signés Timmy Yip, le directeur artistique d'Ang Lee sur «Tigre et Dragon». Mais un film n'est rien sans un scénario consistant et des acteurs aux épaules suffisamment larges pour lui donner vie. Pour le premier élément, on ne peut se plaindre : le suspense est habilement préservé jusqu'à la fin du film même si le dénouement n'a au final rien de surprenant. Le mérite en revient en partie aux acteurs principaux. Leurs différents personnages sont suffisamment étoffés pour justifier leurs réactions dans ce huit-clos étouffant : plus personne ne sait à qui faire confiance, l'ennemi peut être partout.
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