| Jiang Wen, acteur populaire devenu réalisateur de référence |
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| Écrit par Nicolas Jucha | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Samedi, 12 Décembre 2009 14:19 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Reconnu depuis la fin des années 1980 comme l'un des acteurs chinois les plus talentueux, Jiang Wen s'est lancé depuis 1994 dans la réalisation. Et en quelques films tels «In the Heat of the Sun» ou «Les démons à ma porte», l'homme s'est imposé comme une référence reconnue à l'échelle mondiale.
Jiāng Wén 姜文né le 5 janvier 1963 à Tangshan (Chine)acteur, réalisateur, scénariste et producteur chinois naturalisé français en 1991 A noter
-Jiang Wen a été membre du jury au Festival de Cannes 2003
-son frère Jiang Wu est lui aussi acteur professionnel -Jiang Wen est un ami proche du rockeur Cui Jian L'un des plus grands talents du cinéma chinois Dans le paysage du 7e art chinois, Jiang Wen est un personnage à part : d'abord révélé comme acteur, il a entamé une carrière de réalisateur plus que prometteuse en 1994 avec «In the Heat of the Sun».Internationalement reconnu depuis qu'il a donné la réplique à Gong Li dans «Le Sorgho Rouge» de Zhang Yimou, Jiang Wen s'est rapidement imposé, sans pour autant jouer dans une multitude de films, comme l'un des meilleurs acteurs chinois de sa génération. Et c'est ensuite tout naturellement qu'il est passé derrière la caméra à partir de 1994 : apprécié des réalisateurs pour son esprit critique et son imagination, on lui demandait souvent de donner son avis et retoucher les scénarii des films dans lesquels il jouait. C'est ainsi qu'il obtint progressivement la conviction qu'il pourrait créer ses propres longs métrages, et ainsi s'offrir une liberté d'expression plus vaste. Aujourd'hui, sa filmographie de réalisateur se limite à trois films, mais leur qualité suffit à faire de Jiang Wen l'un des cinéastes chinois les plus respectés au monde. Son deuxième film, «Les démons à ma porte», lui a d'ailleurs valu le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 2000. Le revers de la médaille a néanmoins été cinglant puisque les autorités chinoises l'ont interdit de tournage pendant sept années... Difficile de concilier ses ambitions artistiques tout en s'assurant l'aval de Pékin. Mais cela semble être l'une des forces du réalisateur Jiang Wen : il s'implique totalement dans chaque film comme si c'était le dernier, parce qu'il sait très bien que la censure est omniprésente, telle une épée de Damoclès, pour menacer sa carrière et sa liberté d'expression.. Du théâtre au cinéma Né le 5 janvier 1963 à Tangshan (province du Hebei) dans une famille de militaires, Jiang Wen arrive à Pékin à l'âge de 6 ans. Ses débuts dans l'univers artistique, il les fait via le théâtre.A 17 ans, il entre dans la prestigieuse Académie Centrale d'Art Dramatique de Pékin pour en sortir diplôme en main 4 années plus tard. A la même période, il commence à jouer dans la troupe du Théâtre de la Jeunesse Chinoise. Rapidement remarqué pour ses prestations sur scène, il apparaît au cinéma dès l'année 1986, dans «The Last Empress» et surtout «Hibiscus Town», le film très réussi de Xie Jin. Sa première grande consécration internationale n'attend pas longtemps : en 1987, il joue le mari de Gong Li dans «Le Sorgho Rouge». Honoré en Chine avec 4 Coqs d'Or, le long métrage obtient une reconnaissance mondiale avec l'Ours d'Or au Festival International du Film de Berlin 1988. Visiblement partie sur des chapeaux de roues, la carrière de Jiang Wen se poursuit avec plusieurs films de qualité. Ce n'est néanmoins qu'en 1993, que l'acteur voit sa popularité monter en flèche grâce à la série télévisé «Un Pékinois à New York». La naissance d'un réalisateur d'exception Ce nouveau pic de célébrité précède de peu un changement profond dans la carrière de Jiang Wen : son envie de réaliser va se concrétiser l'année suivante avec «The Heat of the Sun», dont le scénario est inspiré du roman de Wang Shuo.Tout en restant acteur, Jiang Wen frappe un énorme coup pour sa première oeuvre : 6 Golden Horse Awards dont ceux de meilleur réalisateur et meilleur film ainsi que le titre de meilleur acteur à la Mostra de Venise pour le jeune comédien Xia Yu. Quelques bonnes performances d'acteurs plus tard, notamment dans «Keep Cool» (1997) de Zhang Yimou, Jiang Wen atteint une nouvelle fois les sommets en tant que réalisateur avec «Les démons à ma porte». Si son premier film traitait de la Révolution Culturelle à travers le regard d'un enfant, son second long métrage s'attaque au thème de l'occupation japonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale. Acteur principal de son propre ouvrage, Jiang Wen décroche un nouveau succès mondial (Grand Prix du Jury à Cannes) et une image de cinéaste à part entière, si bien qu'on le cite parfois aujourd'hui comme membre de la 6e génération chinoise, celle des contestataires Jia Zhangke ou Zhang Yuan. La censure chinoise, quant à elle, ne porte pas un regard aussi bienveillant sur le travail du cinéaste, puisqu'elle lui impose un ban de 7 ans suite au contenu trop «politiquement incorrect» du film «Les démons à ma porte» (les autorités japonaises elles aussi ont peu apprécié le message du film). Jiang Wen doit alors se contenter de jouer la comédie jusqu'à son retour derrière la caméra en 2007 avec «Le soleil se lève aussi», un film en compétition pour le Lion d'Or de la Mostra de Venise la même année. Beaucoup d'amateurs de cinéma espèrent qu'il s'agit du nouveau point de départ d'une belle et longue carrière pour un homme de grand talent. FilmographieActeur
Réalisateur
Récompenses personnelles
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