| Opéra chinois : Le mur au trésor |
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| Écrit par Brigitte Duzan | |||
| Jeudi, 10 Décembre 2009 21:23 | |||
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« Le mur au trésor » (《墙头记》)Le « mur au trésor » est une histoire sur le thème de la piété filiale. Un vieux menuisier, veuf, dépend de ses deux fils pour vivre. Mais ceux-ci et leurs épouses le maltraitent en souhaitant ouvertement sa mort (à son âge, Confucius était déjà mort depuis longtemps, dixit le deuxième fils qui se targue de son érudition). Ils alternent les « gardes » une fois par mois, jusqu’au jour où l’aîné se retrouve devant la porte close du cadet qui refuse de lui ouvrir. Il laisse alors son père à cheval sur le mur d’enceinte de la maison, en lui conseillant de tomber plutôt à l’intérieur s’il veut tomber.
Passe alors un bijoutier ambulant, vieil ami du menuisier, qui, le voyant dans cette posture dangereuse, l’aide à descendre, et, apprenant ses malheurs, décide de jouer un tour aux fils : il leur fait croire que le père a en fait de l’argent caché. Sur quoi les enfants se disputent pour s’occuper de lui, et il est traité comme un roi. Il meurt deux ans plus tard, sans avoir divulgué le secret de sa prétendue cachette. Les enfants se tournent en dernier recours vers le bijoutier qui, pour se sortir d’affaire, leur dit que l’argent est caché dans le mur. Les enfants s’y attaquent, le mur s’effondre sur eux : ultime châtiment. La pièce est traitée sur le mode burlesque, avec de longs passages parlés et des intermèdes chantés, finalement assez peu nombreux, la mise en scène accentuant le côté farce villageoise (1). Avec des décors et un orchestre réduits au strict minimum (2), et des acteurs s’exprimant en dialecte, on s’imaginait assez facilement être en face d’une représentation traditionnelle sur une place de village. On est cependant plus difficilement accessible à ce genre de comique que le public local du Shandong, et l’on peut regretter que l’on n’ait pas choisi une version de la pièce accentuant un peu moins le burlesque, pour donner plus d’importance à la musique qui était vraiment réduite à la portion congrue. Extraits : Chant initial du vieux père qui expose sa pitoyable existence Séquence suivante (1) Les longues séquences burlesques rappellent le style du二人转érrénzhuàn, ces dialogues comiques partiellement chantés du Dongbei. Il y a d’ailleurs une version de l’histoire du mur au trésor uniquement en érrénzhuàn. (2) Ce qui est le cas des autres opéras du festival, certainement en raison des contraintes imposées par le déplacement d’une troupe en Europe.
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