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Eason Chan, dieu de la chanson hongkongaise PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Nicolas Jucha   
Mercredi, 09 Février 2011 19:50

Eason Chan, dieu de la chanson hongkongaise

Depuis 1997, la grande star de l'industrie musicale hongkongaise s'appelle Eason Chan. Commercial autant que critique, le succès de ce chanteur est total dans l'ancienne colonie britannique, mais aussi sur le continent chinois.

Eason Chan

陈奕迅 Chén Yìxùn
Né le 27 juillet 1974 à Hong Kong
chanteur, producteur, musicien (genre pop-rock) et acteur

A noter

-Eason Chan est engagé avec l'ONG Orbis International et a fait partie des stars actives dans la levée de fonds pour les victimes du SRAS en 2003 et celle du séisme au Sichuan en 2008

A voir

Le troisième Dieu de la chanson

Le troisième Dieu de la chansonEason Chan est l'un des chanteurs les plus célèbres à Hong Kong. Depuis la rétrocession à la Chine en 1997, il est même devenu le chef de file de l'industrie musicale locale. Le célèbre journal américain «Time» lui a d'ailleurs rendu hommage en 2005, en classant son album U87 parmi les «Cinq albums asiatiques de l'année qui méritent le plus d'être achetés».

Pour certains dans l'ancienne colonie britannique, Eason Chan n'est rien de moins que le troisième «Dieu de la chanson» après les mythiques Samuel Hui et Jacky Cheung, dont il est un fan inconditionnel et ami.

Par deux fois, Eason Chan a été l'un des grands vainqueurs des Golden Melody Awards, la grande cérémonie de récompenses dans l'industrie musicale à Taïwan et référence en Extrême Orient : en 2003, il est désigné meilleur chanteur et meilleur album pour «Special thanks to...» (premier non-Taïwanais à remporter la seconde distinction) et en 2009, il remporte le titre du meilleur album en mandarin avec «Don't want to let her go».

De l'architecture à la chanson

Chanteur, Eason Chan ne s'y destinait pourtant pas. A 12 ans, ses parents l'envoient étudier en Angleterre. Il revient en 1995 avant d'avoir terminé ses études d'architecture, pour participer à la compétition New Talent Singing Awards, une compétition musicale organisée par la TVB (chaîne de HK) pour trouver de nouveaux talents.

Eason Chan y décroche la première place ainsi qu'un contrat avec la maison de disques Capital Artists : sa carrière d'architecte vient de s'éteindre, mais un artiste est né.

Second non-Taïwanais à avoir remporté le titre de meilleur chanteur au Golden Melody Awards après Jacky Cheung (en 2003), Eason Chan collectionne les titres honorifiques : chanteur le plus populaire de Hong Kong en 2006 et 2007, chanteur le plus populaire d'Asie Pacifique en 2007 et 2008.

Un artiste rentable et respecté

U87, l'un des plus grands succès d'Eason ChanPour les producteurs, Eason Chan est une bénédiction. Il est l'artiste masculin hongkongais qui vend le plus de disques en 2002, 2003 ou encore 2007. En 2005, son album U87 bat les records de ventes à Hong Kong en tant qu'album studio. L'année suivante, c'est le DVD de son concert «Get a life» qui domine les charts dans l'ancienne colonie britannique.

Mais la carrière d'Eason Chan n'est pas un simple succès commercial. La critique tout comme ses confrères l'apprécient et le respectent. En partie parce que pour beaucoup, il est celui qui a donné un second souffle à la cantopop, la chanson en langue cantonaise.

Musicien accompli -il joue de nombreux instruments en concert- Eason Chan est aussi un compositeur de talent, nombre de ses chansons ayant d'ailleurs été écrites par ses soins. Et comme d'autres stars de la musique chinoise avant lui, il sait également chanter en plusieurs langues, les deux plus importantes dans sa carrière étant le cantonais et le mandarin.

Un roi de la scène

Eason Chan en plein concertDepuis 1999, Eason Chan a tenu cinq séries de concerts dans le célèbre Colisée de Hong Kong, le premier quatre ans à peine après le début de sa carrière, un véritable exploit car seules les plus grandes célébrités hongkongaises jouissent de ce privilège.

Sa célébrité lui a permis de se produire dans le reste de l'Asie mais aussi en Australie, en Amérique du nord ou encore en Europe : en 2010 il a ainsi honoré trois concerts à Londres (au Royal Albert Hall) et Manchester -qui ont affiché complet très rapidement- et à Rotterdam.

Une carrière d'acteur honorable

Comme beaucoup de stars à Hong Kong, Eason Chan mène une double carrière avec le cinéma. Sa popularité tient néanmoins à ses performances de chanteur plus qu'à celles d'acteur puisqu'en trente films, il peut surtout se targuer d'avoir joué avec les plus grandes stars hongkongaises : Andy Lau, Anthony Wong, Hu Jun, Charlene Choi, Shu Qi ou encore Tony Leung Ka-Fai...

Du côté des récompenses cinématographiques, Eason Chan doit se contenter de plusieurs nominations aux Hongkong Film Awards et Golden Horse Awards de Taïwan, le plus souvent d'ailleurs pour les musiques de films qu'il a interprétées.

Ses deux moments de gloire dans les yeux de la critique restent «Lavender» (2000), avec Takeshi Kaneshiro et Kelly Chen, lequel lui a valu une nomination comme meilleur second rôle masculin aux Hongkong Film Awards, et «Trivial Matters», une série de courts métrages qui lui a valu une autre nomination de meilleur second rôle masculin aux Golden Horse Awards de Taïwan.
 
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