| Histoire de la sinologie : les premiers sinologues |
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| Écrit par Céline Tabou | |||
| Vendredi, 11 Décembre 2009 15:53 | |||
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L'histoire de la sinologie compte plusieurs périodes, on parle alors de sinologies jésuite, hollandaise, anglaise et française. Mateo Ricci, Martino Martini, Joseph Amiot font partie des précurseurs d'une science de plus en plus populaire.
Mateo Ricci le pionnierLes premiers sinologues sont jésuites, notamment le plus connu, Mateo Ricci. Né à Macerata en 1552, il s'installe à Zhaoqing, près de Canton en 1583. Il apprend à lire et à écrire le chinois, et permet la rédaction d'un dictionnaire de sinogrammes, intitulé le Grand Ricci. Afin de travailler au mieux, Mateo Ricci et d'autres jésuites décident de se faire passer pour des hommes d'affaires, et non pour des religieux.
Ce stratagème porte ses fruits car ils peuvent approcher le pouvoir et comprendre le système politique chinois de près. Obtenant la confiance de la Cour Impériale, Mateo Ricci réussit, grâce à son savoir faire, à découvrir les rouages de la politique et la pensée confucéennes. A la mort de Mateo Ricci, la sinologie perd un maître mais développe la sinologie dite "jésuite". Plusieurs missionnaires européens décident d'écrire sur la Chine. Martino Martini (1614-1661) enrichit la science en détaillant la chronologie historique de l'Empire et dessine des cartes avec des données précises et vérifiées. Confucius, une mine d'or pour les sinologuesLa disparition de Mateo Ricci fut suivie par l'arrivée des français entre 1650 et 1814. Colbert créa en 1664, la Compagnie Françaises des Indes Orientales. C'est alors que la sinologie prend un essor fulgurant.
Attachés aux textes de Ricci, les sinologues traduisent des textes anciens qui deviendront les bases de la sinologie occidentale. Après avoir réglé les problèmes de chronologie puis de traduction, une nouvelle perspective s'offre aux chercheurs : Confucius, dont les sinologues s'attachent à étudier le contenu de son enseignement. La sinologie perd son qualificatif de "jésuite" et devient vers 1793, à la mort de Joseph Amiot (1718-1793), une science détachée de toute religion et de ses missionnaires. Elle devient "laïque". La première étude réalisée en tant que recherche scientifique, et non religieuse, est celle de La Mothe Le Voyer, philosophe laïc qui écriva "De Confucius, le Socrate de Chine" en 1641. Plus tard, Francis Bernier (1630-1688) traduit "Confucius", faisant de lui la référence politique, religieuse et morale de la société chinoise. A voir également :
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