| 'Le viol de Nankin' d'Iris Chang : le livre qui a allumé la flamme du devoir de mémoire |
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| Écrit par Brigitte Duzan | |||
| Mercredi, 09 Décembre 2009 13:32 | |||
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Publié en 1997, «Le viol de Nankin» fut l'un des premiers ouvrages à réellement chercher à sensibiliser le public occidental sur les massacres perpétrés à Nanjing en 1937 par l'armée japonaise.
Le viol de Nankin Auteur : Iris ChangAnnée de publication : 1997 Le livre d’Iris Chang et ses répercussionsIris Chang (张纯如 Zhāng Chúnrú) était une journaliste sino-américaine, née en 1968 à Princeton. Le « Viol de Nankin » fut son second livre, sous-titré « L’holocauste oublié de la seconde guerre mondiale » et publié pour le 60ème anniversaire de l’événement.Ce sont les récits de ses grands-parents, survivants du massacre, qui l’ont incitée à écrire ce livre, qui comporte des témoignages directs de victimes survivantes ainsi que des descriptions des atrocités commises par les troupes japonaises. Il a été critiqué par divers historiens pour contenir des erreurs factuelles, donnant ainsi des arguments aux conservateurs japonais pour dénoncer une conspiration sino-américaine. Le livre est resté sur la liste des bestsellers du New York Times pendant dix semaines. Iris Chang devint un personnage public médiatisé, qui se fit l’avocate passionnée des victimes en demandant au gouvernement japonais une reconnaissance des faits et des compensations adéquates. Il s’ensuivit un débat politisé qui déboucha sur la résolution du Congrès américain de 1997 qui allait jusqu’à demander des excuses du gouvernement japonais. Iris Chang fut même confrontée dans une émission télévisée à l’ambassadeur du Japon aux Etats-Unis qui regretta que « des actes de violence regrettables aient été commis par des membres de l’armée japonaise », à quoi elle répondit que c’était justement le flou de ce genre d’expression qui était inacceptable par le peuple chinois. Dans un entretien réalisé par le Straits Times de Singapour, en 1998, elle déclara avoir écrit le livre « poussée par la rage », ajoutant que l’important pour elle était « que le monde sache ce qui s’était passé à Nankin en 1937. » En août 2004, alors qu’elle faisait des recherches pour un nouveau livre, sur un autre épisode tragique de la guerre du Pacifique, celui des tortures infligées à des soldats américains capturés par l’armée japonaise dans la péninsule de Bataan, Iris Chang fut hospitalisée pour dépression, et se suicida quelques mois plus tard, à l’âge de 36 ans. Un reporter déclara alors : « Iris Chang a allumé une flambeau et nous l’a passé ; nous ne pouvons pas permettre qu’il s’éteigne. » On peut considérer que les films qui ont depuis lors été consacrés, en Chine et ailleurs, au massacre de Nankin sont d’une manière ou une autre porteurs de cette flamme. Mais deux films étaient sortis deux ans auparavant : «Don't cry Nanjing» de Wu Ziniu et «Black Sun : The NankingMassacre»…
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