| L'état du Bouddhisme en Chine |
|
|
|
| Écrit par Nicolas Jucha | |
| Jeudi, 10 Décembre 2009 22:34 | |
|
Courant de pensée mondialement répandu, le Bouddhisme est officiel dans plusieurs pays d'Asie. En Chine, il fait partie des «Trois Enseignements» et cohabite ainsi avec le Taoïsme et le Confucianisme, auxquels on pourrait ajouter la doctrine officielle du Parti...
Comprendre la situation du Bouddhisme en Chine n'est pas simple, et force est de constater qu'aucun autre pays ne ressemble à l'Empire du milieu sur ce point. L'introduction du Bouddhisme en ChineOfficiellement importé au Ier siècle de notre ère, le Bouddhisme aurait pénétré la Chine par le biais de marchands et missionnaires venus des régions déjà touchées par l'enseignement du Bouddha (Bouddha-Dharma). Phénomène atypique dans l'histoire des religions, son expansion ne doit rien aux conquêtes militaires et à la force, et ne serait que le fruit d'une adoption volontaire par les populations indigènes.
Toléré et même bien accepté par les différents pouvoirs en place, le Bouddhisme se développe et dès le IIe siècle apparaissent les premiers temples et monastères bouddhiques. A partir du IVe siècle, l'expansion de ce courant de pensée s'accélère et on peut parler, au Ve et VIe siècles, d'apogée du Bouddhisme en Chine. 845 : la fin de l'état de grâceL'institution est prospère car elle a le soutien des régimes en place, et reçoit ainsi des dons (notamment en terres) et paie moins de taxes. Sans essayer de perturber ou dominer les cultes autochtones, ce qui explique sûrement son succès, le Bouddhisme devient la religion la mieux organisée de tout l'Empire du milieu, donc la plus puissante.
Néanmoins, en 845, l'état de grâce s'arrête : encore perçu comme une religion étrangère, le Bouddhisme est proscrit par le pouvoir impérial. Les monastères et les terres sont confisqués, les statues détruites...
La proscription, bien que rapidement annulée, marque la fin de l'hégémonie du Bouddhisme, qui va dorénavant devoir officiellement coexister avec le Taoïsme et le Confucianisme à travers le dogme des «Trois Enseignements». Un Bouddhisme typiquement chinois
Or, c'est aussi à son évolution historique que le Bouddhisme chinois doit ses spécificités. A l'image de ce qu'il se passe avant son introduction en Chine, l'enseignement du Bouddha fût divisé en plusieurs courants représentant chacun une interprétation particulière des sources primitives.
A partir du Mahayâna, celui des trois grands courants du Bouddhisme s'étant implanté en Chine, sont ainsi nés le Tientai, le Huayan, le Chan et le Ching-Tu (Terre Pure). Jusqu'à la fin de la dynastie des Tang (618 - 907 ), les traductions des textes originels du Bouddhisme sont en plein essor. Une interprétation nouvelle du Bouddha-Dharma
Si certaines tentent d'être le plus fidèles possibles au sens initial, les apocryphes rencontrent un grand succès auprès de la population car ils répondent à des problématiques locales.
Les textes originaux sont réinterprétés à la lumière de la pensée locale, et c'est ainsi que naissent les grands courants typiquement chinois, ainsi que le Chan (l'équivalent du Zen au Japon, insistant sur le travail méditatif tandis que le Tientai et le Huayan ont des préoccupations plus philosophiques). Une union Bouddhisme-Taoïsme-Confucianisme ?
Ainsi, aujourd'hui, il semble plus opportun de considérer les «Trois Enseignements» chinois comme un ensemble plutôt que comme trois modes de pensée fondamentalement différents. Beaucoup de Chinois en effet, bien que connaissant et même acceptant les idées du Bouddhisme, ne se considèrent pas comme des pratiquants bouddhistes. Il en est de même pour l'enseignement de Lao Zi et celui de Confucius (Kong Zi).
A travers leur éducation et leur culture, l'idéal de beaucoup de chinois ayant vécu avant la Révolution culturelle est d'ailleurs un mélange des principes des «Trois Enseignements». Sur ce point, on peut donc considérer le Bouddhisme chinois comme une partie d'un syncrétisme entre les doctrines, qui serait «contrôlé» ou «surveillé» par le Parti communiste chinois.
Les chiffres officiels du Bouddhisme en Chine : -13000 temples bouddhiques -près de 200000 bonzes et bonzesses Le Lamaïsme, le Bouddhisme tibétain
Premièrement en raison de la particularité culturelle du Tibet, officiellement chinois mais dont la situation politique fait débat. Deuxièmement en raison de l'histoire de la pénétration du Bouddhisme sur le haut plateau tibétain.
Le Lamaïsme, répandu au Tibet mais aussi en Mongolie intérieure, prend sa source dans le troisième grand courant du Bouddhisme : le Vajrayâna. Si certains ne le perçoit que comme une variante de plus du Mahayâna, le Véhicule de Diamant en est clairement différent.
Prônant la possibilité d'atteindre l'Eveil en une seule existence, le Vajrayâna a également adopté des rituels magiques ainsi que des Dieux issus de la religion hindouiste.
7 millions de pratiquants répartis dans les ethnies tibétaine, mongole, Tu, ouïgour, Naxi, Pumi, et Moinba. 3000 temples et monastères
|
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, chapitre 30) Chapitre trente du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 29) Chapitre vingt-neuf du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 28) Chapitre vingt-huit du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 27) Chapitre vingt-sept du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 26) Chapitre vingt-six du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |