| Extraits des Entretiens de Confucius (Lunyu), chapitre XIII |
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| Écrit par La rédaction d'Ici la Chine | |||
| Dimanche, 06 Décembre 2009 14:36 | |||
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Lunyu, ou les Entretiens de Confucius, reste à ce jour l'une des plus belles sources de sagesse chinoise. On peut y sentir la profondeur du maître spirituel que fut Kong Zi. La rédaction d'Ici la Chine vous propose des extraits du treizième chapitre. Ces extraits proviennent de la traduction de Séraphin Couvreur (1835-1919), un père jésuite qui a traduit de nombreuses oeuvres littéraires, poétiques et philosophiques du monde chinois ancien. La transcription des noms ne correspond donc pas au hanyu pinyin (la méthode officielle en Chine) mais à celle de l'Ecole Française d' Extrême-Orient (EFEO). Tzeu lou interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître répondit : « Donner l’exemple du labeur. » Tzeu lou pria le Maître de lui en dire davantage. Confucius répondit : « Sans relâche. »
Tchoung koung était grand intendant du chef de la famille Ki. Il interrogea Confucius sur l’art d’administrer. Le Maître dit : « Mets en avant les subalternes ; pardonne les erreurs légères ; mets en charge des hommes sages et habiles. » Tchoung koung dit : « Comment connaîtrai-je les hommes sages et habiles, afin de leur confier les charges ? » Confucius répondit : « Promeus ceux que tu connais. Quant à ceux que tu ne connais pas, est-ce que d’autres ne te les feront pas connaître ? » Fan Tch’eu pria Confucius de lui enseigner l’agriculture. Le Maître répondit : « Un vieux laboureur te l’enseignerait mieux que moi. » Fan Tch’eu le pria de lui enseigner l’art de cultiver les jardins potagers. Confucius répondit : « Un vieux jardinier te l’enseignerait mieux que moi. » Comme Fan Tch’eu se retirait, le Maître lui dit : « Que Fan Siu a l’esprit petit ! Si le prince s’attache à l’urbanité et aux convenances, aucun de ses sujets n’osera les négliger. Si le prince s’attache à la justice, aucun de ses sujets n’osera lui refuser l’obéissance. Si le prince s’attache à la sincérité, aucun de ses sujets n’osera agir de mauvaise foi. Les choses étant ainsi, les habitants de toutes les contrées accourront à lui, avec leurs petits enfants sur leurs épaules. Quel besoin a-t-il d’apprendre l’agriculture ? » Le Maître dit : « Si le prince personnifie la rectitude, tout se fait sans qu’il commande ; si le prince ne l’incarne pas, il aura beau donner des ordres, il ne sera pas suivi. » Le Maître alla dans la principauté de Wei avec Jen Iou, qui conduisait son char. Le Maître dit : « Que les habitants sont nombreux ! – Maintenant qu’ils sont nombreux, dit Jen Iou, que faut-il faire pour eux ? » Le Maître répondit : « Les rendre riches. » Jen Iou reprit : « Quand ils seront devenus riches, que faudra-t-il faire de plus pour eux ? – Les instruire », répondit Confucius. Le Maître dit : « Si des princes vertueux se succédaient sur le trône durant cent ans, a dit un poète, ils vaincraient les scélérats, et élimineraient la peine de mort. Que ces paroles sont véritables ! » Le Maître dit : « Même s’il se présentait un roi digne de ce nom, il faudrait attendre une génération pour voir fleurir la vertu d’humanité. » Le Maître dit : « Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ? Mais celui qui ne sait pas se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ? » Ting, prince de Lou, demanda à Confucius s’il existait un adage qui puisse faire prospérer un pays. Confucius répondit : « Un adage ne peut avoir une telle portée. Il est un dicton : “Il est malaisé d’être souverain, il n’est pas facile d’être ministre.” Si le prince comprenait bien la difficulté de régner, ne serait-il pas sur le point de faire prospérer le pays par ce seul adage ? » Le prince Ting dit : « Existe-t-il un adage susceptible d’entraîner la ruine du pays ? » Confucius répondit : « Un adage ne peut avoir une telle portée. Il est un dicton : “Je ne trouve pas d’agrément dans l’exercice du pouvoir ; si ce n’est que, quand je parle, personne ne me contredit.” Si le prince parle bien, et que personne ne le contredise, ne sera-ce pas bien ? Mais s’il parle mal, et que personne ne le contredise, n’est-il pas sur le point, par ce seul adage, de mener le pays à sa perte ? » Le prince de Che interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître répondit : « Si les proches sont contents, ceux qui sont loin viennent d’eux-mêmes. » Tzeu hia, étant préfet de Kiu fou, interrogea Confucius sur l’art de gouverner. Le Maître dit : « Ne te hâte pas trop ; ne recherche pas les petits avantages. Qui se hâte n’atteint pas loin ; qui poursuit de petits avantages néglige les grandes choses. » Le prince de Che dit à Confucius : « Dans mon pays il y a un exemple de droiture : le père ayant volé une brebis, son fils rendit témoignage contre lui. » Confucius répondit : « Dans mon pays, les hommes droits agissent autrement. Le père protège son fils, et le fils son père. Telle est la droiture dans mon pays. » Fan Tch’eu interrogea Confucius sur le sens d’humanité. Le Maître répondit : « À la maison, demeure courtois ; dans le maniement des affaires, sois diligent ; dans les relations avec autrui, sois loyal. Fusses-tu au milieu des barbares de l’Est et du Nord, tu ne saurais y déroger. » Tzeu koung demanda ce qu’il fallait faire pour mériter d’être appelé gentilhomme. Le Maître répondit : « Celui-là mérite d’être appelé gentilhomme qui dans sa conduite privée a le sens de l’honneur et, dans les missions qui lui sont confiées en pays étrangers, ne déshonore pas le prince qui l’a envoyé. » Le Maître dit : « L’homme honorable cultive l’harmonie et non le conformisme. L’homme de peu cultive le conformisme et non l’harmonie. » Tzeu koung demanda ce qu’il fallait penser d’un homme qui est aimé de tous les habitants de son pays. Le Maître répondit : « Cela ne prouve rien encore. » Tzeu koung reprit : « Que faut-il penser d’un homme en butte à la haine de tous les habitants de son pays ? » Le Maître répondit : « Cela ne prouve rien encore. Il vaudrait mieux qu’il soit aimé dans son pays de tous les hommes bons, et haï de tous les hommes mauvais. » Le Maître dit : « L’homme honorable en impose, sans orgueil. L’homme de peu est orgueilleux, mais n’en impose pas. »
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| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, chapitre 30) Chapitre trente du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 29) Chapitre vingt-neuf du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 28) Chapitre vingt-huit du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 27) Chapitre vingt-sept du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 26) Chapitre vingt-six du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |