Extraits des Entretiens de Confucius (Lunyu), chapitre XI |
|
|
|
| Spiritualités - Confucianisme | |
| Écrit par La rédaction d'Ici la Chine | |
| 01-11-2008 | |
|
Ces extraits proviennent de la traduction de Séraphin Couvreur (1835-1919), un père jésuite qui a traduit de nombreuses oeuvres littéraires, poétiques et philosophiques du monde chinois ancien. La transcription des noms ne correspond donc pas au hanyu pinyin (la méthode officielle en Chine) mais à celle de l'Ecole Française d' Extrême-Orient (EFEO). Nan loung répétait souvent ces vers de l’ode La Tablette de jade blanc : « Le défaut d’une tablette de jade blanc peut toujours être effacé, mais une parole malheureuse ne peut être rectifiée » Confucius lui donna en mariage la fille de son frère. Tzeu lou interrogea Confucius sur la manière d’honorer les esprits. Le Maître répondit : « Celui qui ne sait pas remplir ses devoirs envers les hommes, comment saura-t-il honorer les esprits ? » Tzeu lou reprit : « Permettez-moi de vous interroger sur la mort. » Le Maître répondit : « Celui qui ne sait pas ce qu’est la vie, comment saura-t-il ce qu’est la mort ? » Tzeu koung demanda lequel des deux était le plus sage, de Cheu ou de Chang. Le Maître répondit : « Cheu va au-delà des limites ; Chang reste en deçà. » Tzeu koung reprit : « D’après cela, Cheu l’emporte-t-il sur Chang ? » Le Maître répondit : « Dépasser les limites n’est pas un moindre défaut que de rester en deçà. » Tzeu lou dit à Confucius : « Dois-je mettre en pratique immédiatement ce que je viens d’apprendre ? » Le Maître répondit : « Tu as encore ton père et des frères plus âgés que toi. Conviendrait-il de mettre aussitôt à exécution tout ce que tu apprends d’utile ? » Jen Iou demanda aussi s’il devait mettre en pratique sans retard tout ce qu’il apprenait. Le Maître répondit : « Fais-le tout de suite. » Koung si Houa dit : « Iou a demandé s’il devait mettre aussitôt à exécution tout ce qu’il apprenait d’utile à faire. Vous lui avez répondu qu’il avait encore son père et des frères plus âgés que lui. K’iou a adressé la même question dans les mêmes termes. Vous avez répondu qu’il devait mettre en pratique sur-le-champ tout ce qu’il apprenait. Quant à moi, je suis perplexe ; j’ose vous prier de me l’expliquer. » Confucius dit : « K’iou n’ose pas avancer ; je l’ai poussé. Iou a autant d’ardeur et de hardiesse que deux ; je l’ai freiné. » |
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|

Ce petit bouddha rieur bonheur, porte-chance, tient dans sa main gauche le fruit défendu et dans sa main droite un sac d'abondance (sac d'or). Il est le symbole de la joie de vivre. ...