| Lao Zi, le maître immortel |
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| Écrit par Céline Tabou en collaboration avec NJ | |||
| Dimanche, 06 Décembre 2009 01:07 | |||
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Père présumé de la philosophie taoïste et du Dao De Jing, Lao Zi est un personnage important dans le patrimoine culturel chinois. Il aurait rencontré le sage Confucius, lequel serait resté sans voix suite à leur entretien... Lǎo Zi(où Laojun) en pinyin Le saviez vous ?Une légende est née autour de la naissance de Laozi. Les anciens pensaient que la mère de Lao Zi l’aurait porté dans son ventre durant huit ou quatre-vingts années. Ainsi, il serait né sage, avec tous les attributs des hommes d'élite.
Une autre légende parle d’une comète apparut dans le ciel le jour de sa naissance accompagnée de neuf dragons qui sortirent de la terre pour le laver. Certains pensent qu’il est mort à l’age de 200 ans ou qu’il est toujours vivant dans un endroit perdu de la Chine. Laozi, personnage mythique ou réel ?
Laozi aurait été archiviste et astrologue pour les empereurs de la dynastie Zhou (690 et 705 avant J.C) durant quelques années. Mais face aux problèmes de pouvoir de la dynastie Zhou, Laozi quitta l'actuelle province du Shaanxi pour aller vers l’ouest. Une riche iconographie illustre la traversée de Laozi sur le dos d’un boeuf noir parcourant l’Empire.
Avant de franchir la passe de Hien Kou (aussi appelée Han Gu), un garde frontière du nom de Yin Xi lui aurait demandé une ébauche de testament philosophique. Le texte rédigé deviendra le célèbre «Dao de jing» (Tao-Tö-King) ou «le livre sacré de la voie et de la vertu», composé de plus de 5000 caractères chinois et à l'origine du Taoïsme. Cependant, selon les historiens l'ouvrage ne date probablement que de l'époque Han (de 206 av. J.C. à 220 apr. J.-C.). Ce qui remet en doute la paternité du livre attribué à Laozi, ou alors le fait qu'il l'aurait écrit de ses mains...
En raison du manque d’informations et d’une datation douteuse, certains historiens pensent que Lao Zi n’existait pas. Mais l’ouvrage classique «Le livre des rites» des disciples de Confucius, indique une conversation entre «Monsieur Lao» et Confucius lui même portant sur les rites de deuil. Il y est même indiqué que le père du Confucianisme aurait été particulièrement impressionné par son «alter égo taoïste.» La première mention à Laozi nous vient du second plus grand ouvrage taoïste, le Zhuangzi, rédigé par le sage du même nom et ses disciples. Le père du Taoïsme y est appelé Lao Dan (老聃), et passe son temps à critiquer les efforts de Confucius qu'il juge inutiles et contre nature. Le Taoïsme, une philosophie 哲学 devenue religion 教La sagesse et les enseignements de Lao Zi, notamment le Dao Je Jing, vont enfanter le Taoïsme. Il s'agit de l’enseignement de la Voie, le «dào jiào». Cette philosophie s’est répandue de la période des Royaumes Combattants au début de la dynastie Han. Mais par la suite, une forme religieuse est née lorsque le Confucianisme est devenue la philosophie officielle de l'état.
Cette évolution religieuse du Taoïsme s'est faite en parallèle avec celle du Huanglao (des noms de Laozi et Huangdi), autre courant mi politique mi philosophique mis sur la touche par l'enseignement de Kongzi. Durant la période des Hans Orientaux, le lettré Bian Shao se permet de présenter le maître Lao comme un immortel, et de plus en plus de personnalités importantes dont l'empereur Huandi lui rendent un culte. Pour la secte des cinq boisseaux de riz, il est l'un des quatre grands dieux, et l'un des Trois Purs pour les écoles de Taoïsme religieux modernes. Au IIIe siècle, lors de la montée en puissance du Bouddhisme en Chine, les adeptes de la Voie ont tenté de le faire passer pour Bouddha ou son professeur afin de préserver la prédominance de leur religion. Une preuve s'il en est que le personnage de Laozi a pu être utilisé comme propagande... Marcel Granet dans son ouvrage «La religion des Chinois» de 1922, définit le Taoïsme comme «une religion de salut qui se propose de conduire les fidèles à la Vie Eternelle». Il précise que les Taoïstes ont conçu cette religion comme une immortalité matérielle du corps lui même et non une immortalité spirituelle. Les Taoïstes pensent qu’il est inutile de dater les enseignements de Laozi. Selon eux, c’est un détail qu’affectionnent les Occidentaux et qui ne leur sert strictement à rien. La connaissance de la sagesse est au delà du temps pour les Taoïstes. Des arguments qui peuvent être aussi une manière de combler les vides sur la vie du Maître initiateur de l'enseignement... 道德經 Dàodé Jīng Les célèbres ouvrages Hanfeizi et Huainanzi ont été les premiers à attribuer le Livre de la voie et de la vertu à Laozi. Ce livre porte différents noms dont Daode zhenjing (道德真經), authentique classique de la Voie et de la Vertu, Wuqian yan (五千言), cinq mille caractères ou encore Taishang Xuanyuan Daodejing (太上玄元道德經).Le livre est composé de 81 chapitres censés présenter et expliquer à l'aide d'aphorismes poétiques les notions de base du Taoïsme philosophique : la Voie, le non-agir (wuwei), la vertu... D'après certains experts, Laozi n'aurait rédigé que les dix premiers chapitres.
L'absence apparente de cohérence entre les différents chapitres laisse penser à certains qu'il s'agit d'une compilation de textes écrits par des auteurs différents. D'autres y voient une cohérence subtile et profonde. A l'image des livres sacrés comme la Bible ou le Coran, il peut être lu de manières diverses selon la personne qui le consulte. Il a inspiré de nombreux domaines comme la médecine, la stratégie, la politique, les arts martiaux ou même la sexualité. Les paroles célèbres de LaoziVivant en reclus, la vie et la sagesse naturelle de Lao Zi l'ont conduit à être vénéré par la branche religieuse du Taoïsme comme un Dieu, et chacune de ses paroles a pris un caractère sacré. C’est l'une des raisons pour lesquelles des ouvrages ont répertoriés les propos du «vieux maître». Il existe des centaines de citations de Lao Zi. Quelques exemples parmi tant d'autres :
Laozi a t-il réellement existé ? Le débat ne sera semble t-il jamais clos. Les nombreuses sources ne s'accordent pas pour faire du sage une figure historique à part entière, et d'autres lui donnent un caractère trop sacralisé pour être vrai. La seule chose concrète dont nous disposons aujourd'hui est la portée symbolique prise par le personnage. Elevé au rang de divinité dans le Taoïsme religieux, il est considéré comme l'un des immortels qu'a porté la Chine, et symbolise la sagesse ancienne.
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| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 21) Chapitre vingt-et-un du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 20) Chapitre vingt du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 19) Chapitre dix-neuf du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 18) Chapitre dix-huit du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 17) Chapitre dix-sept du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |