| Taoïsme, la voie indéfinissable, l'origine de toute chose |
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| Écrit par Nicolas Jucha | |
| Dimanche, 06 Décembre 2009 00:50 | |
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De plus en plus populaire en Occident, le Taoïsme est l'un des courants de pensée fondateurs de la civilisation chinoise. Très présent dans les arts et techniques d'Extrême Orient, notamment les arts martiaux, le Taoïsme est souvent mal compris car divisé entre une forme philosophique et une autre religieuse.
L'un des «Trois Enseignements» de la Chine
Le taoïsme est une religion autochtone en Chine, et trouverait sa source dans l'esprit du sage Lao Zi, la tradition du Huang Lao et l'amalgame de nombreuses spiritualités anciennes chinoises. Il fait partie des trois grandes croyances en Chine (ou «Trois Enseignements) avec le Confucianisme et le Bouddhisme, et serait pratiqué par environ 20 millions de fidèles.
Contrairement aux deux autres grands courants, il est pratiquement impossible de déterminer avec certitude une grande figure fondatrice ainsi qu'une date d'émergence précise pour le Taoïsme. Il serait le fruit d'une lente gestation née d'un mélange des courants antiques chinois, ce qui en fait le plus populaire des Trois Enseignements en Chine.
Lao Zi, et le Dao De Jing pour références
Lao Zi aurait vécu au VIe siècle avant J.C. selon les archives royales de l'époque. Mais elles ne pourraient être basées que sur des légendes, et le «Vieux Maître» n'être qu'un personnage imaginaire. C'est ainsi que le Dao De Jing, s'il lui est communément attribué, et peut être l'oeuvre d'un autre sage oublié par la postérité... Initialement perçu comme un sage humain, Lao Zi a par la suite été divinisé sous la dynastie Han (II e siècle après JC). Entre philosophie et religionLe Taoïsme serait, selon la définition officielle, un mélange entre le culte des esprits de la nature et des ancêtres, les idées de Lao Zi, et de multiples autres croyances anciennes chinoises. Le temps l'a beaucoup fait évoluer , et il est commun aujourd'hui de le diviser en philosophie d'une part (Daojia), et religion d'autre part (Daojiao).
Dans sa forme originelle, notamment ce qui a été prétendument laissé par Lao Zi, il s'agissait bien d'un mode de pensée, d'une connaissance et d'un idéal absolu : la recherche de la Voie. Ce n'est qu'après qu'une forme religieuse est née sous l'impulsion de Zhang Dao Ling, probablement dans le but de contrer l'essor de la religion venue d'Inde, le Bouddhisme.
L'époque de Huang Di, ou Empereur Jaune, est parfois décrite comme un âge d'or pour la philosophie taoïste. Le souverain aurait transmis la connaissance à son peuple, celui-ci vivant ainsi en harmonie avec la nature dont il respectait le rythme et les besoins.
D'après l'Empereur Jaune, les dépositaires du taoïsme n'étaient autres que Lao Zi, Tie Zi, Zhuang Zi, dont les écrits contenaient les messages les plus authentiques de la connaissance de la Voie. Le Taoïsme religieux aujourd'hui
Aujourd'hui, la religion taoïste en Chine est en retrait et bien moins répandue que la forme philosophique, profondément ancrée dans les moeurs de la population. On compte malgré tout plus de 1600 temples, et plus de 25 000 prêtes et nonnes en Chine, bien que la Révolution culturelle de Mao Zedong ait particulièrement affaibli le courant. La Voie indéfinissable, universelle et infinieLe Dao (ou Tao selon la transcription francophone), signifie la Voie. Comment définir ce qu'est le Tao ? Le fait même d'essayer de définir le Tao serait une erreur car il limiterait ce qu'il est réellement. La Voie est par essence indéfinissable car infinie, elle est universelle et dans chacun de nous.
Le Tao, ou la Voie, est un idéal que l'être humain aurait intérêt à rechercher pour son épanouissement personnel. Il est l'essence et l'origine de toute chose, la source avant l'acte créateur. Il s'exprime de la manière la plus simple : l'être. Il s'agit des principes clés de l'univers, et implique l'absence de jugement, la vacuité d'esprit, et même l'absence d'action (wu wei)...
Le but ultime, si l'on devait en dégager un, serait d'atteindre l'harmonie : à la fois personnelle, mais aussi avec son entourage et, de manière plus universelle, avec la nature. Pour cela, l'homme doit apprendre à voir la vraie nature des choses, en dépassant les illusions du jugement, de la civilisation et de la culture qui influencent son regard sur le monde.
Le Tao est indéfinissable. Il incombe à chacun de le chercher par ses propres moyens, à l'aide des écrits laissés par les anciens maîtres, mais aussi à l'aide des expériences vécues et erreurs passées... Mais essayer de l'exprimer par des mots serait une perte de temps, car impossible. Les grands principes du Tao
Outre la notion du non-agir (wu wei), le Taoïsme accorde une grande importance à la notion du retour à l'origine de toute chose (Fu), l'équilibre entre les deux polarités du monde Yin et Yang ainsi que l'existence de l'énergie vitale et souffle cosmique universel, le Qi. L'influence du Taoïsme dans la culture chinoise Avant tout philosophie et connaissance, le Taoïsme a beaucoup influencé la civilisation chinoise, et par extension tout l'est de l'Asie. Les idées taoïstes sont aujourd'hui largement présentes dans la médecine traditionnelle chinoise (zhongyi), ainsi que dans l'acupuncture, qui utilisent toutes les deux les notions de Yin et Yang, méridiens, et circulation de l'énergie vitale Qi (ou Ki en japonais, prana en sanskrit).
Le Taoïsme a également largement inspiré bon nombre d'arts martiaux, pas seulement chinois, orientés vers le développement et renforcement du Qi plus que de la masse musculaire. Le Taiji Quan en est l'exemple le plus probant, et aurait été, selon la version historique la plus souvent acceptée, créé dans la montagne taoïste de Wudang par un moine du nom de Zhang Sanfeng.
On pourrait également ajouter à cette liste non exhaustive les techniques de fengshui ou de méditation, la première étant le moyen de faire circuler librement le Qi dans une habitation, la seconde étant le moyen d'avancer dans la Voie par la relaxation physique et mentale ainsi que la visualisation.
En définitive, le Taoïsme fait partie du patrimoine commun chinois, et s'y exprime aussi bien dans les arts (musique, poésie...) que dans les techniques les plus diverses (alchimie, médecine, stratégie...). Le sage gouverne par le non-faire Lao Zi
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| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, chapitre 30) Chapitre trente du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 29) Chapitre vingt-neuf du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 28) Chapitre vingt-huit du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 27) Chapitre vingt-sept du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 26) Chapitre vingt-six du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |