La structure du Yi Jing PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Nicolas Jucha   
Vendredi, 11 Décembre 2009 22:38

La structure du Yi Jing

Le Yi Jing est un ouvrage à part, sans commencement ni fin. Sa structure se base sur les figures appeléés trigrammes et hexagrammes, et intègre les grandes notions du taiji, yin et yang ou encore du Dao.

A lire également :

Les origines du Yi Jing

Introduction sur le Yi Jing

Que sont les trigrammes et les hexagrammes ?


Comment consulter le Yi Jing ?
Pendant longtemps, le Yi Jing a été mal compris par les profanes, aussi bien Occidentaux qu'Orientaux. On avait tendance à le présenter comme un outil de divination (sa fonction sous la dynastie Zhou), et à dire de lui qu'il permettait de connaître l'avenir.

Un outil d'aide à la décision

Une vision erronée et réductrice puisque le Livre des Mutations ne permet pas de voir l'avenir mais seulement d'aider à comprendre la nature changeante de tout phénomène. Il ne s'occupe pas du futur mais simplement de l'instant présent, avec pour rôle d'aider ceux qui le consulte à adopter l'attitude adéquate dans toute situation.

C'est un plan du monde abstrait et dynamique avec un manuel pratique d'aide à la prise de décision qui à travers une situation présente, guide celui qui le consulte pour agir de la manière la plus appropriée. Il ne se lit pas du début à la fin mais se consulte de manière ponctuelle selon les besoins de chacun.

La où certaine science ne trouve pas (encore) de réponse, le Yi Jing (aussi appelé Zhou Yi 周易, pinyin : Zhōu Yì, c'est-à-dire «changements de Zhou») le Classique des Changements offre des solutions en intégrant dans son mécanisme la notion de hasard comme un fait naturel concret.

Les composantes du Yi Jing

Le Taiji, le principe suprême, la polarité universelle yin-yangPour comprendre le Livre des Mutations, il faut savoir quelles notions y sont intégrées. D'une part, il faut évoquer le Dao, souvent traduit par «la Voie», et qui sous entend le fonctionnement de toute chose vivante, de l'univers tout entier, et l'attitude à suivre par l'homme.

D'autre part, le Yi Jing intègre dans sa réflexion la notion de Yin et de Yang, on peut même dire qu'il en est à l'origine. Yang ne sont pas deux opposés comme on l'imagine souvent, mais plutôt deux principes interdépendants, les deux aspects d'une chose ou d'une situation. Rien n'est absolument yin ni absolument yang car chacun porte une infime partie de l'autre. Ils ne peuvent exister l'un sans l'autre. Le symbole du Taiji en est la représentation.

Enfin, la dernière grande composante du Classique des changements sont les hexagrammes, au nombre de 64. Il s'agit de 64 schémas, donc 64 chapitres, décrivant chacun une situation typique, et censés proposer une solution ou une interprétation de toutes les situations possibles dans l'univers.

Un hexagramme est composé de six niveaux de bas en haut, chacun étant un trait plein ou cassé avec une fonction précise. Chaque schéma est suivi d'un commentaire écrit. Cette représentation, accessible à tous quelque soit la culture et la langue d'origine, fait du Yi Jing un ouvrage parfaitement universel.
 
Bookmark and Share
Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 21)

article thumbnail

Chapitre vingt-et-un du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi.


Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 20)

article thumbnail

Chapitre vingt du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi.


Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 19)

article thumbnail

Chapitre dix-neuf du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi.


Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 18)

article thumbnail

Chapitre dix-huit du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi.


Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I chapitre 17)

article thumbnail

Chapitre dix-sept du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi.