| Yi Jing, à la source de la pensée chinoise |
|
|
|
| Écrit par Nicolas Jucha | |||
| Vendredi, 11 Décembre 2009 22:49 | |||
|
Considéré comme l'ouvrage à la base de la pensée chinoise, le Yi Jing est un classique de la littérature universelle. L'étudier et le comprendre, c'est trouver des clés de compréhension sur la Chine d'hier et d'aujourd'hui.
Yi Jing 易经Aussi communément appelé Yi King, son nom français est souvent «Livre des Mutations», mais la traduction la plus fidèle consisterait à l'appeler «le Classique des changements» 易yì : facile, simple - change, échanger - changement A lire également :Les origines du Yi Jing L'ouvrage à la base de la pensée extrême orientale Le Yi Jing est probablement l'ouvrage le plus important de la littérature chinoise, mais aussi l'un des plus important de la littérature universelle. Bien qu'il en soit foncièrement différent, le Classique des Changements est à placer au niveau de la Bible, du Coran ou encore de la Baghavad Gita pour ne citer qu'eux.Il ne parle ni de divinités ni d'histoires mythiques, mais propose une représentation symbolique du monde et de sa dynamique, dans le but d'aider l'individu à s'intégrer au mieux dans ce perpétuel mouvement. On peut considérer l'ouvrage comme la source de tous les courants de pensée autochtones chinois tels le Taoïsme ou le Confucianisme. Il a donné naissance aux théories du Taiji, du Yin et du Yang... Son influence est grande sur tout l'extrême orient, et elle se voit énormément par exemple dans les arts martiaux dits taoïstes : Bagua Zhang, Taijiquan... Le troisième grand enseignement de la Chine, le Bouddhisme, n'est en revanche pas directement lié au Yi Jing puisqu'il prend sa source dans une autre aire culturelle, celle de l'Inde. Le livre faisait partie des cinq grands classiques que devaient connaître les lettrés afin d'entrer dans l'administration à l'époque impériale, quand le Confucianisme était la philosophie d'état. Mais encore aujourd'hui, le Yi Jing est un texte clé pour comprendre la Chine et ses trois millénaires d'Histoire : soit il a influencé la pensée chinoise, soit la pensée chinoise a modifié son interprétation avec le temps. (note : on ne connaît pas l'identité des auteurs des commentaires inclus dans les dernières versions du Yi Jing, mais il semblerait qu'il s'agisse de plusieurs auteurs d'époques différentes, d'où l'idée d'une évolution de l'ouvrage). Le Yi Jing, c'est un peu l'essence de la Chine, un condensé de sagesse et connaissances pluri millénaires... La raison d'être du Yi Jing
Le Classique des Changements ne propose ainsi aucune religion, aucun dieu, ni aucune explication sur l'origine ou le devenir de l'univers. Contrairement à certaines idées reçues, il ne prédit pas l'avenir mais au contraire se focalise sur l'instant présent et s'attache à la notion de changement comme un fait naturel et inévitable dans la vie.
Le but du livre est d'aider celui qui le lit à trouver sa place dans ce changement continu et à s'y intégrer harmonieusement. On peut donc trouver dans le Yi Jing une grande source de force et de réconfort, car il peut dans les moments troubles fournir des conseils avisés à celui qui le consulte. C'est un manuel d'aide à la décision : on lui pose une question et ensuite on doit déterminer la réponse parmi les 64 hexagrammes. L'aléatoire tient une place prépondérante dans le tirage du Yi Jing, notamment lors du tirage à l'aide de pièces ou de tiges. Le Classique des Changements est un livre à part, que l'on ne lit pas du début à la fin, mais que l'on consulte ponctuellement selon les besoins. Il est censé nous aider à mieux vivre, mieux appréhender les situations complexes. Il propose une sagesse pratique et active. La force du Yi Jing
|
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, chapitre 30) Chapitre trente du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 29) Chapitre vingt-neuf du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 28) Chapitre vingt-huit du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 27) Chapitre vingt-sept du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |
| Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu (Livre I, Chapitre 26) Chapitre vingt-six du Livre I du Dao De Jing (Tao Te King), l'ouvrage de base du Taoïsme, généralement attribué à Lao Zi. |